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Calculer son taux de masse grasse

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui, c’est un article qui va beaucoup vous intéresser puisqu’on va parler du taux de masse grasse.

Qu’est-ce que c’est ? Comment le mesurer ? Est-ce qu’il faut le mesurer ?

Des questions auxquelles je vais essayer de répondre en vous donnant un petit peu mon avis sur la question.

Définitions

Alors, le taux de masse grasse corporel, qu’est-ce que c'est ?

Même si ça parait totalement logique et explicite, je pense que c’est bien de faire un petit rappel, parce que des fois on oublie tout ce que ça peut englober.

Le taux de masse grasse corporel, c’est la quantité totale de gras que vous avez sur l’ensemble du corps.

Quand je dis la quantité totale de gras, ça englobe aussi bien la graisse sous-cutanée qui, comme son nom l’indique, est en dessous de la peau.

C’est la couche que vous pouvez attraper, voir dans une certaine mesure, c’est la couche “superficielle”, mais ça englobe aussi les graisses viscérales.

Elles sont plus profondes, vous ne pouvez pas les voir, et elles englobent vos organes vitaux et sur l’ensemble du corps, ça veut dire sur tout le corps. Pas juste une zone.

Ça veut dire du haut de votre crâne jusqu’au bout de vos orteils, sur la totalité du corps.

Et c’est bien de faire la distinction ou, en tout cas, de faire la précision, parce que des fois, et maintenant sur internet vu que le taux de masse grasse, c’est peu la mode, on se retrouve à donner des informations à dormir debout, parce qu’on oublie, non seulement qu’il y a deux types de gras, et que c’est réparti sur l’ensemble du corps.

Comment mesure son taux de masse grasse ?

Mais ce qui vous intéresse aujourd’hui, j’en suis sûr, c’est comment mesurer votre taux de masse grasse.

Eh bien, il y a un certain nombre de méthodes qui existent, mais sachez qu’aucune de ces méthodes ne permet de mesurer le taux de masse grasse.

Ces méthodes permettent d’estimer votre taux de masse grasse et ça, c’est une nuance qui est hyper importante, parce qu’aucune des méthodes qui existent (et je pense que ça n’arrivera jamais) ne permet de mesurer précisément le taux de masse grasse.

Toutes permettent de l’estimer avec une marge d’erreur plus ou moins importante.

Mais, du coup, la distinction entre mesure et estimation est hyper importante et c’est quelque chose à retenir.

Première méthode

La première méthode consiste à estimer le taux de masse grasse visuellement, la méthode la moins précise, de très loin.

Et pourtant, c’est celle qu’on voit le plus sur internet.

Internet regorge de personnes pensantes être capables d’estimer le taux de masse grasse d’une personne uniquement grâce à une ou plusieurs photos : “Tiens, lui, il a 15 %. Lui, il a 18 %. Lui, il a 3 % de masse grasse”.

Et je suis certain vous êtes déjà tombé sur ce genre de graphique sur internet où vous avez un certain nombre de photos avec en dessous des fourchettes de taux de masse grasse et le but c’est de comparer son physique visuellement, du coup, avec ceux du graphique pour voir un petit peu où est-ce que vous vous trouvez en termes de taux de masse grasse.

Le problème avec cette méthode, c’est qu’on ne peut pas se permettre d’estimer le taux de masse grasse d’une personne uniquement avec une voire même plusieurs photos, parce que, d’une part, sur ces photos, on voit très rarement la personne de la tête aux pieds, et on voit très rarement les zones où le gras a tendance à s’accumuler, c’est-à-dire le bas du dos, les fesses, les ischios, l’intérieur des cuisses, et cetera.

On voit bien souvent les bras, le torse, les abdos, et malheureusement ce n’est pas un indicateur précis pour pouvoir estimer un taux de masse grasse.

Donc, visuellement, arrêtez de le faire, ça ne sert strictement à rien.

Deuxième méthode

La deuxième méthode est une méthode utilisée par l’armée américaine et consiste en fin de compte à prendre des mensurations, et grâce à ces mensurations, à l’aide d’un calcul (je vous mets le calcul ci-dessous et le lien de la page où vous pouvez trouver ce genre de calcul ci-dessous), et grâce à un calcul, vous pouvez estimer votre taux de masse grasse.

Donc, je crois que vous prenez votre taille, vous mettez votre poids, votre tour de cou, votre tour de taille, et peut-être même une autre mensuration et vous avez votre taux de masse grasse.

Alors, évidemment, c’est juste une estimation très grossière.

Je suppose que l’armée américaine utilise ça uniquement pour voir si les personnes sont “en bonne santé” ou non.

Je ne sais pas s’ils ont des critères de sélection par rapport au taux de masse grasse, ça sera intéressant de le savoir.

Si vous le savez, dites-le-moi en commentaire.

Mais, j’ai fait ce petit calcul et ça me donne un taux de masse grasse de 12 %. Je ne suis absolument pas à 12 %.

Je suis probablement bien au-dessus.

Et, encore une fois, c’est une estimation très grossière qui permet au mieux d’avoir une fourchette intéressante où vous pourrez vous trouver, au pire d’avoir un résultat complètement aberrant.

Troisième méthode

La troisième méthode pour estimer son taux de masse grasse, c’est la méthode des plis cutanés.

Sur internet vous pouvez trouver des pinces spéciales qui vous permettent littéralement de mesurer l’épaisseur de vos plis cutanés, et en fonction du nombre d’endroits où vous allez prendre vos mesures, vous pourrez améliorer la précision de l’estimation.

Vous allez pouvoir prendre, par exemple, une mesure au niveau des triceps, au niveau de la poitrine, en dessous de l’omoplate, à côté du nombril, au niveau de la cuisse et vous rentrez toutes ces mesures dans un tableau ou dans un calculateur que vous pouvez trouver sur internet et vous avez l’estimation de votre taux de masse grasse.

Cette méthode, encore une fois, n’est pas précise pour deux raisons : la première, c’est que vous ne pouvez pas prendre les mesures tout seul, il vous faut quelqu’un, et la précision de ces mesures dépend directement de l’expérience de la personne.

Vous ne pouvez pas prendre une personne au hasard et lui dire “Tiens, viens me mesurer mes plis cutanés”, parce que ça parait facile a priori, mais il y a une position pour prendre les plis, une orientation, une localisation.

Donc, ça demande un petit peu d’expérience, et je crois même qu’il y a des gens qui sont habilités à faire ce genre de test.

Et deuxièmement, même si, effectivement, vous avez des méthodes où vous prenez les mesures sur trois points ou sept points ou même neuf points, je crois, malheureusement ça ne prend pas en compte totalement la répartition de votre taux de masse grasse, donc, du coup, il peut y avoir de petites fluctuations et ça reste une estimation plus ou moins grossière.

Quatrième méthode

La quatrième méthode, c’est l’impédancemètre.

L’impédancemètre, c’est, en fait, un courant électrique qui va passer dans votre corps et, en fonction de la vitesse de ce courant électrique je crois, ça vous permet d’avoir une estimation de votre taux de masse grasse.

Vous pouvez faire ça avec une machine spécialisée, ça ressemble à une balance, sauf que vous avez aussi un capteur au niveau des mains.

Le problème de cette méthode, elle n’est pas précise pour une raison très simple, c’est que la vitesse du courant électrique va être directement influencée par votre hydratation.

Non seulement l’eau que vous avez consommée, mais aussi l’hydratation de votre peau.

C’est-à-dire qu’il suffit que vous transpiriez un tout petit peu pour que le courant électrique ne passe plus de la même façon, passe plus rapidement et pour que l’estimation de votre taux de masse grasse soit plus basse.

Donc, malheureusement, ce n’est pas le genre de techniques sur lesquels il faut se reposer.

Cinquième méthode

En numéro cinq, attention on commence à rentrer dans les trucs un peu professionnels, on a la pesée hydrostatique.

La pesée hydrostatique, c’est le fait de vous plonger dans une cuve et de vous peser une fois complètement immergé.

Et en comparant poids immergé à votre poids émergé (votre poids quand vous êtes dehors), apparemment, on est capable de vous donner une estimation de votre taux de masse grasse.

Alors, cette méthode, je ne la connais absolument pas. Je ne l’ai jamais testée.

Donc, je ne saurais pas vous dire si elle est précise ou non, mais comme je l’ai dit de toute façon en début de vidéo, aucune méthode ne permet de mesurer, toutes les méthodes permettent d’estimer.

Et d’après ce que j’ai pu voir dans mes recherches, c’est l’une des méthodes les plus précises.

Par contre, je ne sais pas si c’est faisable en France, je suppose que si, mais si vous avez de bonnes adresses pour réaliser ce genre d’expérimentation, ça serait intéressant à connaître et, pourquoi pas, essayer de faire l’expérimentation moi-même pour voir à quel point ça peut être précis ou approximatif.

Sixième méthode

Et la dernière méthode, c’est le fameux dexa scan, le genre de machine que vous avez pu voir probablement sur toutes les chaînes YouTube américaines, parce que tous les gars qui font de la compétition ont testé leur taux de masse grasse sur ce genre de machine-là, parce que je pense qu’elles sont plus “démocratisées” qu’en France.

En France, je sais qu’il y en a une à Lyon, je sais qu’il doit y en avoir une à Paris.

Après, les autres endroits où c’est possible de faire ce genre de test, je n’en ai aucune idée.

Puis, ça coûte relativement cher, une centaine d’euros.

Donc, ce n’est pas le truc que tout le monde “peut s’offrir”.

Mais apparemment, c’est censé être, comme la pesée hydrostatique, l’une des méthodes les plus précises.

Encore une fois à prendre avec des pincettes, parce que de toutes les vidéos que j’ai vues de dexa scan sur des athlètes qui faisaient de la musculation, il y a des trucs, c’était des aberrations.

Des personnes qui descendaient à 3 % de masse grasse alors qu’on pouvait clairement encore attraper du gras, d’autres personnes qui étaient à 10 % de masse grasse alors qu’elles avaient les fesses striées.

Donc encore une fois, je ne sais pas si c’est la méthode la plus précise au monde, mais en tout cas, d’après ce que j’ai pu voir, il peut y avoir des approximations.

Le mot de la fin

Et maintenant que vous connaissez les outils pour mesurer, ou plutôt pour estimer votre taux de masse grasse, est-ce que c’est quelque chose à faire ? Est-ce que c’est intéressant vis-à-vis de votre progression ?

La réponse évidemment est non.

Ce sont des méthodes bien trop approximatives pour être intéressantes. Et je ne sais pas pourquoi ces temps-ci il y a cette obsession de l’estimation du taux de masse grasse.

On voit des gars annoncer fièrement qu’ils sont à 6 % de masse grasse alors qu’en réalité ils sont plus à 12-15 %, et même des femmes annoncer fièrement qu’elles sont à 8-9 % de masse grasse alors qu’en réalité elles sont bien au-dessus des 20 %.

Et peut-être que ces fausses estimations sont entretenues par certains bodybuilders.

J’avais déjà vu Ronnie Coleman dans une interview prétendre qu’il était à 2 % de masse grasse à Mister Olympia. Et même si tu es le meilleur bodybuilder du monde, même si tu es dopé jusqu’à l’os, 2 % de masse grasse, c’est physiologiquement impossible.

L’un des bodybuilders les plus secs au monde, c’est lui, Andreas Münzer, il en est mort. Il était tellement sec, tellement déshydraté qu’il est littéralement mort après sa compétition.

Donc, je ne vois pas en quoi c’est une fierté de descendre le plus bas possible sur ce taux de masse grasse.

Si vous me suivez, c’est que vous êtes probablement intéressés par le développement musculaire, esthétiquement parlant, mais aussi par l’aspect santé, l’aspect performance, ou les trois en même temps, et en aucun cas la connaissance de votre taux de masse grasse vous aidera à être meilleur dans l’un de ces trois objectifs.

Donc, en gros, le taux de masse grasse, ça ne sert absolument à rien.

Fiez-vous plutôt à des choses plus concrètes comme vos performances à la salle, votre rendu visuel, vos mensurations, votre poids de corps même si, effectivement, le poids, c’est quelque chose d’approximatif, mais dans une moindre mesure que dans le taux de masse grasse.

Ça sera, d’une, plus intéressant en termes de progression et ça vous évitera de balancer des chiffres à dormir debout pour essayer de vous faire mousser.

Et voilà les amis, j’espère que ça vous a plu, c’est tout pour aujourd’hui.

Si vous avez encore des questions sur le taux de masse grasse, vous les posez en commentaire.

Si jamais vous avez apprécié l’article, n’hésitez pas à le dire en commentaire et à partager cet article.

On se retrouve bientôt pour un autre article.

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