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Voici pourquoi vous n’arrivez pas à avoir des abdos

Les amis, salut à tous ! C’est Nassim.

Vous l’avez vu, aujourd’hui, on parle d’abdos.

Pourquoi vous n’arrivez pas à avoir d’abdos ?

C’est une question légitime parce qu’il y a beaucoup de personnes qui, réellement, pensent que leur génétique ne leur permettra jamais d’avoir des abdos.

Est-ce que c’est vrai et ce que c’est faux ? On va voir ça aujourd’hui. Déjà les abdos, c’est quand même un groupe musculaire qui est directement associé au caractère sportif d’une personne, même si on sait très bien que ce n’est absolument pas le cas.

Vous pouvez très bien être un grand sportif, avoir des performances exceptionnelles dans plein de pratiques et ne pas avoir d’abdos ou au contraire, avoir des abdos hyper bien dessinés ou hyper bien définis plutôt, mais avoir un cardio pas terrible et ne pas être le plus fort du monde.

Mais il faut dire ce qui est, la sangle abdominale, c’est quand même un groupe musculaire qui a quand même du succès et j’irais même jusqu’à dire que c’est le groupe musculaire que la majorité des hommes aimerait avoir.

Et c’est encore plus flagrant quand les hommes dépassent les 25, 30, 35, voire plus.

Alors, je sais que c’est une généralité, certains ne sont pas intéressés par les abdos et préfèrent des gros pecs et des gros bras ou rien de tout ça d’ailleurs, et c’est OK.

Et je dis des hommes, mais il y a aussi des femmes qui cherchent à avoir des abdos ou ne pas avoir des abdos.

Vous le savez, tous les goûts sont dans la nature, mais bon, il faut voir la vérité en face. C’est quand même un groupe musculaire qui a beaucoup de succès.

Malgré tout, il y a une tonne de pratiquants, et même de non-pratiquants d’ailleurs, qui sont persuadés de ne pas pouvoir avoir des abdos bien dessinés.

Ils pensent que leur génétique ne leur permet pas, et malgré tous leurs efforts, ils n’arrivent pas à avoir la tablette de chocolat bien dessinée.

D’ailleurs, je faisais moi-même partie de cette catégorie pendant très longtemps, mon enfance, mon adolescence, j’étais persuadé que les abdos ce n’étaient pas pour moi.

À côté de ça, je voyais mon grand frère qui, lui, avait toujours eu des abdos et moi, imaginez que la première fois que j’ai bien vu mes abdos, c’est-à-dire que j’avais des abdos bien dessinés, une taille fine, c’était lorsque j’ai participé à ma première compétition de fitness en 2011.

En 2011, j’avais 23 ans et je faisais de la musculation depuis à peu près 5 ans, je crois, 4 et demi, 5 ans.

Donc, il m’a fallu du temps, il m’a fallu du travail, mais au final j’y suis arrivée et depuis j’y suis arrivé bien d’autres fois avec, d’année en année, des abdos de plus en plus dessinés.

Du coup, qu’est-ce qui détermine votre capacité à avoir des abdos bien définis ?

Premièrement, il y a évidemment votre taux de masse grasse, on en parlera en deuxième partie de vidéo, mais…

En premier, il y a surtout votre génétique.

Je pense que vous avez bien compris maintenant que nous avons tous les mêmes muscles, mais que ces muscles, d’un individu à un autre, peuvent avoir un aspect un peu différent.

Et je ne parle pas de développement musculaire, je parle vraiment de deux individus qui pèseraient le même poids, qui auraient la même taille, qui auraient le même pourcentage de masse musculaire et le même pourcentage de masse grasse, peuvent avoir un look différent à cause de leur morphologie, à cause de leur génétique et à cause de la structure de leurs muscles.

Vous savez, un muscle, c’est fait de fibres musculaires et de tendons. Sauf qu’en fonction des groupes musculaires et en fonction des individus, vous pouvez avoir une certaine quantité de fibres musculaires et une certaine quantité de tendons.

Il y a des muscles sur lesquels, c’est très flagrant, les biceps par exemple ou les mollets.

On voit très bien que chez certains, la zone tendineuse est plus importante que chez d’autres personnes.

Et du coup, ce ratio fibre musculaire/tendons, fait que le look d’un muscle est différent d’une personne à l’autre et les abdos n’y font pas exception.

Le grand droit de l’abdomen par exemple, ce qu’on appelle vulgairement les tablettes de chocolat, et ce qu’on appelle en anglais les « six packs », n’est pas toujours constitué de six packs.

En fonction des zones tendineuses, on peut avoir « des carrés » plus ou moins symétriques.

D’ailleurs, ça peut ne pas être des carrés, mais plutôt des quadrilatères avec une forme un peu particulière, sans que ce soit péjoratif bien sûr.

On peut avoir trois belles délimitations, ce qui formeraient un six packs, ou juste deux délimitations, ce qui délimiteraient plutôt quatre carrés.

C’est d’ailleurs mon cas, même quand je suis très sec, on ne voit pas six carrés définis, plutôt quatre et demi.

D’autres personnes, par contre, ont une formation tellement particulière de ce grand droit de l’abdomen qu’on pourrait croire qu’ils ont huit abdos bien différents.

Et je dis huit abdos, on ne dit pas huit abdos en réalité, mais vous avez compris de quoi je parle.

Du coup, ces zones tendineuses peuvent être plus ou moins larges, plus ou moins importantes, plus ou moins symétriques et plus ou moins profondes.

Ce qui peut donner un aspect du grand droit de l’abdomen, totalement différent en fonction d’un individu à un autre.

C’est-à-dire qu’encore une fois, deux individus, même taille, même poids, même âge, même expérience en musculation, même pourcentage de masse musculaire, même pourcentage de masse grasse, mais avec une formation un peu différente de ce grand droit de l’abdomen, eh bien, il y en a un des deux sur qui on pourrait avoir plus l’impression qu’ils sont mieux développés et mieux définis, alors qu’en réalité, ce n’est pas réellement le cas.

C’est juste dû à la forme de ce grand droit de l’abdomen. Je sais, certains vont trouver ça injuste, mais c’est la vie.

De la même manière qu’on n’a pas tous les mêmes traits du visage, qu’on ne mesure pas tous la même taille, qu’on n’a pas tous la même morphologie, eh bien, on a aussi des formes de muscles qui peuvent être différentes.

Ce n’est ni une bonne ni une mauvaise nouvelle, il faut juste s’y faire et faire avec les moyens du bord.

Donc oui, peut-être que pour certains ce sera un constat un peu dommage, mais effectivement, il y a certaines personnes pour qui, avoir des abdos, enfin, un grand droit de l’abdomen bien défini sera très compliqué, voire même impossible.

Tout le monde peut avoir un ventre plat, tout le monde peut avoir un semblant d’abdos.

Mais tout le monde ne peut pas avoir des abdos symétriques, bien galbés, bien définis, de la même manière que tout le monde ne peut pas avoir des mollets bien galbés et bien longs, des biceps bien galbés et bien longs, c’est la même chose pour tous les groupes musculaires.

Deuxième variable, et c’est celle qui m’intéresse le plus, c’est le taux de masse grasse.

Ça m’arrive parfois de tomber sur des publications sur les réseaux sociaux où je vois des personnes dire : « Si tu n’as pas d’abdos, c’est juste que tu es trop gras. »

En soi, elles n’ont pas tort, mais en réalité c’est un peu plus compliqué que ça. Vous savez, le taux de masse grasse c’est quelque chose d’un peu particulier.

Moi-même quand je poste des photos, et je suis bien en forme, et qu’on commence à bien voir mes abdos, on me demande toujours :

« Quel est ton pourcentage de masse grasse ? »

D’une, je n’en sais rien, et de deux, même si je savais, ce chiffre ne serait qu’une moyenne de toutes les zones du corps.

C’est-à-dire que si un jour vous arrivez à 10 % de masse grasse, il est tout à fait possible qu’une zone de votre corps soit à 7 %, alors qu’une autre zone est à 13 %.

Ce sont vraiment des chiffres arbitraires, mais c’est juste pour que vous compreniez que les estimations du taux de masse grasse sont générales et faites sur tout le corps, ou une partie du corps, en fonction des machines que vous utilisez pour la mesure.

Ça me permet, du coup, d’aborder la question des zones de stockage de la masse grasse.

Le gras n’est pas stocké uniformément sur le corps, ça se saurait. Et si vous avez déjà fait un « régime » ou une « perte de gras », vous avez sûrement remarqué qu’il y a des zones sur lesquelles vous perdez du gras plus facilement que d’autres.

Eh bien, typiquement la zone abdominale c’est celle où le gras va partir en dernier.

Pourquoi ? Pour une raison très simple. Vous voyez ça ? Ça, c’est votre squelette.

Vous voyez cette zone-là, cette zone abdominale, qu’est-ce que vous remarquez ?

Elle n’est protégée par aucune partie de votre squelette.

Vos poumons, votre cœur, dans une certaine mesure votre foie, même si techniquement on peut le toucher, sont protégés par la cage thoracique.

Parce que ce sont des organes vitaux assez importants.

Mais tout ce que vous avez au niveau de la sangle abdominale, il n’y a aucune partie de votre squelette qui va la protéger.

Du coup, quel est le mécanisme le plus logique et le plus cohérent pour protéger cette zone-là ?

Eh bien, c’est d’accumuler un petit peu plus de gras sur cette partie-là du corps. Après tout, c’est parfaitement logique.

Et si vous êtes une femme et que vous regardez cette vidéo, et que vous vous dites :

« Oui, mais non, moi je ne stocke absolument pas au niveau de la sangle abdominale, mais plutôt au niveau des hanches. »

À votre avis, pourquoi les femmes stockeraient un petit peu plus au niveau des hanches par rapport à la sangle abdominale ?

Je pense qu’on n’a pas besoin de faire un argumentaire de 10 minutes pour expliquer ça.

Donc, effectivement, perdre assez de gras pour révéler une sangle abdominale bien définie, ça demande parfois des efforts tellement difficiles puisque c’est la dernière zone sur laquelle vous allez perdre du gras que ça en décourage beaucoup.

Et je peux le comprendre, après tout, à quoi bon se mettre la misère pendant six mois, à subir un déficit calorique hyper embêtant juste pour avoir des abdos hyper bien dessinés.

Vous connaissez mon avis, sur les sangles abdominales bien dessinées, c’est joli à voir, c’est clair et net, c’est agréable quand on les a, ça fait des super photos, malheureusement, c’est juste un cauchemar à conserver.

Et encore une fois, comme pour la morphologie, la génétique peut changer la donne en fonction des individus.

C’est-à-dire qu’on reprend une dernière fois notre exemple, vous prenez deux individus, même âge, même taille, même poids, même pourcentage de masse musculaire et de masse grasse, il est tout à fait possible que deux individus avec le même pourcentage de masse grasse et une répartition de gras un peu différent, et qu’il y en ait un des deux qui a beaucoup plus de mal à perdre le gras au niveau de la sangle abdominale.

Je sais, c’est traître, mais encore une fois, c’est la vie.

Face à la génétique, vous le savez, on n’est pas tous réellement égaux.

Cette différence de stockage de masse grasse, à quoi elle est due ?

Ça, on ne sait pas réellement. Je me rappelle lorsque je passais mon diplôme d’éducateur sportif, un prof nous avait présenté le travail de Charles Poliquin qui avait sorti une « méthode », je ne sais pas si en plus on peut appeler ça une méthode, qui s’appelle « BioSignature ».

Je ne sais même pas si ça existe encore, mais cette méthode-là partait du principe que les zones où vous allez stocker le plus de gras sont liées potentiellement à un déficit hormonal.

Et en fonction des zones, ça toucherait une hormone différente.

💡 Un exemple, beaucoup de gras stockés au niveau des triceps ça pourrait révéler un déficit en testostérone ; beaucoup de gras au niveau du ventre, ça pourrait révéler un dérèglement au niveau de l’insuline ; beaucoup de gras en bas du dos, dérèglement au niveau du cortisol ; beaucoup de gras au niveau des hanches, dérèglement au niveau des œstrogènes.

Je ne sais pas exactement si c’est ça, mais en tout cas vous avez compris le délire. Est-ce qu’en réalité, ça se passe exactement comme ça ?

Depuis, il y a pas mal de personnes qui ont critiqué Charles Poliquin sur sa méthode BioSignature, et depuis que lui en a parlé, je ne suis jamais retombé sur des articles un peu plus scientifiques et mieux recherchés, qui pourraient justifier que les hormones ont un rôle à jouer dans les zones de stockage de gras.

Après tout, ça paraîtrait logique, mais malheureusement pour le coup, je n’ai pas de ressources scientifiques à vous partager sur le sujet.

Moralité..

Pourquoi vous n’arrivez pas à avoir d’abdos ?

  • Première raison, à cause de votre génétique, donc à cause de la forme de votre muscle, que ce soit le grand droit de l’abdomen ou même les obliques, ça fonctionne de la même façon.
  • Deuxième raison, à cause du gras que vous avez un petit peu plus tendance à stocker au niveau de la sangle abdominale. Malheureusement, pour perdre ce gras un peu récalcitrant, c’est possible, tout le monde peut descendre à un taux de masse grasse très bas même si ce n’est pas réellement conseillé.

C’est juste que pour vous, malheureusement, ça peut demander beaucoup plus d’efforts que quelqu’un qui aurait un stockage de gras un peu plus uniforme.

Donc, au lieu de vous donner pour objectif « je veux des abdos, je veux un six packs, je veux des abdos hyper définis », et de vous tuer à la salle avec des séances interminables d’abdos, ce qui n’est clairement pas une très bonne idée, ou alors en vous mettant la misère pendant plusieurs mois d’affilés, tout ça pour descendre en dessous de 10 % de masse grasse et réaliser que vous ne pourrez pas forcément accomplir ce que d’autres réussissent à accomplir, parce que certaines conditions ne le vous permettent pas.

Mais au contraire, vous réussirez probablement à accomplir certaines choses que d’autres n’arrivent pas à accomplir. À vous trouver où vous arriverez à exceller.

OK les amis, c’est tout pour cet article.

À plus !

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